Chantier 4

ÉVOLUTION DES MÉTIERS ET DES COMPÉTENCES

Les transformations de l’offre et des modes de valorisation des contenus audiovisuels en bibliothèque appellent des actions de formation des personnels, préconisées par la plupart des bibliothécaires interrogés dans le cadre de l’enquête préliminaire du printemps 2025. Ces enjeux de formation des équipes revêtent une dimension transversale à l’ensemble des chantiers constitutifs du projet.

Les bibliothécaires interrogés apprécieraient de bénéficier de formations davantage spécialisées sur l’audiovisuel en bibliothèque, et d’une reconnaissance de l’expertise spécifique acquise dans ce domaine.

Le champ des compétences à développer apparaît vaste et ouvert, selon les préconisations qui émergeront des différents chantiers thématiques : compétences techniques pour garantir l’archivage numérique des collections, compétences en histoire et esthétique du cinéma pour la médiation des contenus, compétences en matière de production audiovisuelle (captation d’images et de sons, montage, etc.), pour accompagner l’essor de « cinélab » … 

VERBATIM DU QUESTIONNAIRE DE DÉPART

« Qu’est-ce qu’un vidéothécaire aujourd’hui ? Faut-il plutôt parler d’un médiateur culturel ? »

VERBATIM DU QUESTIONNAIRE DE DÉPART

« La disparition des supports physiques implique d’acquérir des compétences en numérique pour comprendre comment stocker des données dans le temps et éviter qu’elles ne disparaissent. Dans un contexte où les acteurs privés et les grands groupes ont tendance à étendre leur contrôle sur les collections, il sera de plus en plus important de savoir construire des îlots indépendants. Une des questions est : est-ce que le service public peut répondre à ce besoin de protection ou, en l’état actuel des choses, seul l’indépendant, le groupe d’individus non officiel peut y répondre ? Garder des spécialistes du contenu n’est pas incohérent, la difficulté sera de savoir comment leur donner les moyens d’en parler et de le mettre en avant, s’il n’est plus disponible en bibliothèque… »

VERBATIM DU QUESTIONNAIRE DE DÉPART

« La réflexion autour de l’évolution du métier est nécessaire. (…) Le DVD n’est plus forcément notre cœur de métier. Des formations qualitatives (montage vidéo, sonore, aménagement d’espace pour du tournage… par exemple) doivent être accessibles au personnel des médiathèques. »

VERBATIM DU QUESTIONNAIRE DE DéPART

« De même qu’un bon discothécaire n’a pas besoin d’être musicien virtuose pour bien faire son métier, inutile de renoncer à être vidéothécaire si on n’est pas Scorsese. Pour autant, si les politiques publiques s’orientent davantage de façon plus nette sur un travail direct sur la matière filmique plutôt que sur la culture cinématographique, il faudra avoir mis la main à la pâte car bibliothécaire, ce n’est pas cinéaste (…) Le problème du cinéma est qu’il englobe un ensemble de métiers très différents exigeant des compétences tout aussi variées et cela le long d’une chaîne de fabrication longue et complexe, qu’il est difficile de reproduire dans un environnement non professionnel. »

VERBATIM DU QUESTIONNAIRE DE DéPART

« Je travaille beaucoup les questions de RH et de développement des compétences. Nous avons des problèmes de recrutement avec la refonte des fiches de poste et des attentes. C’était le cas sur la musique (notamment au regard du prêt d’instruments et des compétences techniques). Cela va être le cas sur les Fablabs créatifs audiovisuels. »

VERBATIM DU QUESTIONNAIRE DE DÉPART

« Personnellement, je suis moins encline à me former à la réalisation, au montage… Ce n’est pas mon métier, je suis bibliothécaire, pas réalisatrice ni monteuse, ni animatrice socio- culturelle. Chacun son métier. »

Verbatim du questionnaire de départ

« Quel est le vrai sens derrière ces appellations : bibliothécaire, médiathécaire, vidéothécaire, discothécaire, etc. ? Pour de nombreuses bibliothèques en France, à un échelle locale réduite, ces précisions n’existent même pas : l’équipe professionnelle en place est trop petite pour se diversifier et être expert d’un seul domaine. Dans la majorité de ces structures, l’équipe en place (professionnelle et/ou bénévole) est agile, souple et polyvalente. L’expertise par supports n’est pas un enjeu, et la proposition documentaire/culturelle est une affaire de médiation sans spécialité. »

ÉVOLUTION DES MÉTIERS ET DES COMPÉTENCES

Les membres du groupe de travail

Géraldine Lucerna

Ministère de la Culture – DGMIC

Chantal Sibille

Bibliothèque publique d’information

Florian Lecron

Images en bibliothèques

Tiffen Martinot-Lagarde

Bibliothèque nationale de France

Maxime Watier

Bibliothèques de la ville de Paris

Florian Chappuy

Bibliothèques de Reims

Christophe Longpres

Médiathèque Ange Abrate – Sallanches

Anne-Cecile Maillet

Médiathèque départementale du Morbihan

Claire Mayot

Bibliothèque de Pau

Pierrick Lebreton

Médiathèque de Joué-les-Tours

Maxime Roudil

Médiathèque de Gradignan

Emmanuel Fille

Médiathèques de Plaine Commune – Seine-Saint-Denis

CONSTAT

COMPTE-RENDU DU GROUPE DE TRAVAIL N°1

  • Partage d’expérience des membres du GT.
  • Analyse des retours d’expériences et de la synthèse des premières tendances du questionnaire.
  • Élaboration d’un rapport de constat.
  • Identifications des informations nécessaires manquantes pour nourrir la réflexion (notamment quantitative).
  • Élaboration d’un questionnaire précis à adresser aux bibliothécaires s’étant signalés comme volontaires.

EXPLORATIONS

COMPTE-RENDU DU GROUPE DE TRAVAIL N°2

  • Discussion collective des propositions d’actions opérationnelles reçues en préparation du GT :
    • Pertinence, effets de bord anticipés.
    • Faisabilité pratique, économique et juridique.
    • Temporalité de la mise en oeuvre des actions explorées.
  • Identification d’acteurs économiques éventuels à solliciter pour une rencontre avec le GT ou ses représentants.
  • Examen du questionnaire à envoyer aux bibliothécaires volontaires.

PROPOSITIONS

COMPTE-RENDU DU GROUPE DE TRAVAIL N°3

  • Présentation et analyse des retours du comité de pilotage à propos des premières propositions d’action.
  • Discussion autour des réponses obtenues au questionnaire adressé aux bibliothécaires volontaires.
  • Analyse des CR de rendez-vous avec des partenaires techniques et industriels.
  • Reformulation et amendement des propositions d’actions et de mesures formulées lors du GT n°2.
  • Réajustement collectif de la caractérisation des mesures proposées (pertinence, faisabilité, urgence).

JOURNÉE D’ÉTUDE

INTERVENTION AU COURS DE LA JOURNÉE D’ÉTUDE

  • Présentation des travaux du GT.
  • Discussion.

Espace de travail

Auditions

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